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Neskaya, un monde libre...

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mercredi, février 3 2010

2 mois avec Ubuntu.

Je l'avais décidé depuis un certain temps, j'ai laissé de côté Gentoo. J'ai beaucoup critiqué cette distrib ces derniers mois, mais là n'est pas la raison principale de ce changement : non, ce qui explique ce revirement, c'est tout simplement le manque de temps : mes Gentoo vieillissaient, je n'avais plus le temps de les mettre à jour aussi souvent que je l'aurais souhaité. De plus, toujours par manque de temps, je ne "bidouille" presque plus à domicile, je n'avais donc plus vraiment de raison de conserver cette distribution sur ma machine perso.

Tout naturellement, je me suis donc tourné dans un premier temps vers... Debian. D'abord installée en version stable (Lenny), je suis rapidement passé en Testing (Squeeze). En effet, les logiciels présents dans Lenny sont vraiment trop anciens, et sans être un adepte du toujours-la-dernière-version, je n'aime pas travailler avec des outils "qui datent" trop. Le passage à Squeeze m'a rapidement permis de constater que ce n'était guère mieux : certes les logiciels sont (un peu) plus à jour, mais on reste loin de ce à quoi je suis habitué. En 48H de configuration, j'ai installé Debian, migré Debian, configuré Debian, et viré Debian. Autant pour mes serveurs j'en suis très satisfait, autant pour mon Desktop, ça ne va pas du tout !

Je me suis donc résigné à aller grossir les rangs des moutons en téléchargeant Ubuntu. Premier constat : c'est toujours aussi merdique à installer. Tant que la configuration est classique, tout va bien. Sitôt que l'on doit composer avec du LVM ou du RAID (oui, j'aime cumuler les fonctionnalités emmerdements), ça devient pénible. Mais bon, après quelques péripéties, ça finit par emménager, et je retrouve même mes données (mon /home). La version 9.10 (KK, pour Karmic Koala) est sensée être un aboutissement. Plus rapide, mieux conçue, avec un thème enfin attrayant. De mon point de vue c'est lent, il y a eu trop de modifications faites à la va-vite, et au final ça ne ressemble à rien.

D'abord je dois signaler que j'ai eu énormément d'ennuis avec GRUB2. Repasser mon système en GRUB "legagy" ne m'a pas posé de problème majeur, mais je n'ose pas imaginer un néophyte face à un merdier pareil : de quoi le dégoûter de tester Linux jusqu'aux calendes grecques ! Et d'ailleurs, malgré plusieurs tentatives ultérieures, je n'ai pas réussi à obtenir un fonctionnement correct de cet outil, qui reste bien expérimental : c'est sans doute ce qui a poussé les développeurs à l'intégrer dans une distrib de production...

Ensuite il faut savoir qu'Ubuntu a ré-écrit une partie de usplash pour en faire xsplash. L'idée de base était de permettre un passage en mode graphique très tôt dans le chargement du système, pour donner l'impression d'une continuité, et masquer les différentes phases de démarrage. Ne me demandez pas quel intérêt peut avoir le fait de masquer le noyau à l'utilisateur : mis à part l'empêcher de voir passer un éventuel message d'erreur, je n'ai toujours pas trouvé. Toujours est-il que ce nouveau jouet repose sur DBUS, et s'attend à travailler avec des outils qui, eux aussi, parlent DBUS. Un effet de bord amusant de cette "nouvelle technologie", c'est de ralentir le chargement des windows manager "légers", au point de les rendre environ 3 fois plus lents à démarrer que Gnome. Testez vous-même : sur une KK fraîchement installée, chronométrez le temps de chargement d'un bureau Gnome, puis celui de Fluxbox : chez moi il faut 37 sec pour ce dernier (je n'ai que 4 Go de RAM... xD). Car xsplash et xorg attendent, pour passer la main au window manager, que celui-ci leur dise qu'il est prêt. Gnome, compatible DBUS, fait ça très bien. Fluxbox, qui n'a pas de support DBUS, ne dit rien. Et Xorg attend connement un signal qui ne vient pas, jusqu'à ce que je devine être un timeout quelconque... Et alors, enfin, votre lightweight window manager se lance, en 1/4 de seconde, comme d'habitude...

La solution à ce désagrément est simple et basique : supprimer cette horreur qui n'aurait jamais dû voir le jour ;-)

 sudo aptitude purge xsplash

Ensuite, Ubuntu a fortement modifié GDM, en le réduisant à sa plus simple expression : son outil de configuration (gdmsetup, fort bien conçu), a été amputé de 99% de ses fonctionnalités. Il faut désormais attaquer le fichier de conf à la main. On n'arrête pas le progrès... Là, pas (encore) de solution hélas, hormis peut-être se recompiler soi-même son propre GDM.

Néanmoins, une fois ces petits désagréments surmontés (enfin... ceux-là et les autres que je ne mentionne pas, parceque je les ai oublié), on peut enfin commencer à travailler. Et on se retrouve sur un Linux, qui, finalement, me convient relativement bien pour ce que je lui demande désormais. La question est de savoir quelles mauvaises surprises la prochaine release va me réserver. Et surtout : vais-je patienter jusque-là pour tester Fedora ?

dimanche, janvier 31 2010

exiftool, pour trier ses photos

Depuis la naissance de mon petit, je mitraille : mon Canon SX10 flashouille à tout va.

Avec un volume de photos qui a depuis longtemps dépassé la dizaine de gigas, il me fallait un outil pour trier tout ça. Et avec mes cartes SD de 8 Go, je ne fais que rarement le transfert sur mon ordinateur. Et donc... Je ne m'y retrouve plus. Les dates, les occasions, tout se mélange. Et ce n'est pas un clicodrome genre Picasa qui allait me convenir : pratique pour bidouiller une photo, mais mal adapté pour les grands volumes.

Un des gros bons points du numérique, c'est que l'appareil qui prend la photo enregistre dans cette dernière quelques informations utiles, selon un format standard appelé EXIF. Sous Linux, on trouve pas mal de logiciel capables d'exploiter ce format, mais je cherchais un truc un peu particulier : un outil capable de traiter, en mode batch, plusieurs centaines de fichiers, pour les classer dans des répertoires différents, selon certains critères définis par moi-même. Et j'ai donc trouvé exiftool, un script Perl qui permet ce genre de sport, le truc parfait pour le geek moyen.

Il est très bien documenté, aussi je vais simplement donner un exemple, correspondant à mon utilisation, relativement basique : il s'agit, à partir de fichiers en vrac dans un répertoires, de tout ranger. Un répertoire sera créé pour chaque jour où une photo aura été prise, et dans ce répertoire seront rangées toutes les photos prises ce jour, renommées selon le format suivant : AAAAMMJJ-HHmmss.ext. Autrement dit, pour une photo prise le 1er janvier 2010 à 00H15 et 24 sec : 20100101-001524.jpeg.

La commande correspondante :

 exiftool -r '-FileName<${DateTimeOriginal}' -d "%Y%m - %B/%Y%m%d-%H%M%S.%%e" .

Très pratique, et extrêmement rapide. Ensuite il ne reste plus qu'à renommer les répertoires pour savoir de quoi il retournait ce jour-là.

mardi, décembre 8 2009

Nolife, la télé des geeks, a besoin de vous !

Nolife, c'est une chaîne de télé disponible sur la plupart des bouquets ADSL. C'est une chaîne indépendante, créée par des passionnés avec des moyens très limités. Les programmes ne sont pas tous transcendants, mais dans l'ensemble, on est très largement au-dessus de la soupe grand public servie par la chaîne directement concurrente, Game One.

Nolife, c'est beaucoup de clips japonais. On aime ou pas (ce qui est mon cas). Mais c'est aussi et surtout des petits bijoux, des émissions très spécialisées, et d'une qualité rare. La plupart dénotent un sérieux hors du commun dans la recherche d'information. Sur Nolife, on sait que l'histoire du jeu vidéo ne débute pas avec la PlayStation, et ça se voit tout de suite !

L'actu est aussi présente bien entendu, et, même si je m'y intéresse moins, je dois reconnaître que les sujets sont là aussi très bien traités.

Bref : Nolife, j'ai mis longtemps à m'y intéresser (merci Alex), mais depuis j'ai été vraiment bluffé : sans me considérer comme une encyclopédie de l'histoire du jeu vidéo, je dois avouer que j'ai rarement rencontré quelqu'un capable de m'en remontrer sur ce sujet (oui, je parle de toi Patrick :p). Et bien à ce titre, les journalistes de Nolife m'ont bluffé, et plus d'une fois !

Toi qui me lis, si tu as l'âme d'un geek, franchement, l'abonnement n'est pas cher du tout et vaut le coup. Et si je me permets d'en faire la pub ici, ce n'est pas parceque j'ai des actions, mais simplement parceque j'espère vraiment que la chaîne, menacée financièrement, va pouvoir tenir le coup : elle en vaut la peine, et le travail mené jusque-là le mérite bien. Rien que la consultation des archives des émissions, en ligne et en HD, est un vrai plaisir et vaut largement les 5 € de l'abonnement.

En conclusion : n'hésitez pas, allez visiter http://www.nolife-tv.com/, plusieurs programmes sont en libre consultation pour vous faire une idée.