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Neskaya, un monde libre...

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dimanche, juin 13 2010

Ces petits détails qui font qu'un OS libre reste irremplaçable

Hier soir je m'y suis mis : j'ai ressorti l'archive que j'avais faite de ma Gentoo, pour remplacer Ubuntu, que je n'arrive plus à supporter [1].

J'en profite pour tout remettre à jour : en près de 6 mois, pas mal de choses ont dû évolué, autant repartir sur des bases saines et à jour. Xorg-1.8 fait partie du lot, et comme d'hab je mets tout à jour avant de m'occuper de la config ou de lire les docs : je me suis donc retrouvé sans clavier, comme tant d'autres dans les mêmes circonstances j'imagine. Je prends le temps de lire la doc, et je me refais donc un xorg.conf aux petits oignons.

Je lance xorg, et, au bout de quelques minutes, mon navigateur. Et là, patatrac : le défilement vertical ne fonctionne pas. Je cherche un peu, et, poussé par je ne sais quel réflexe stupide, je tente le défilement à 2 doigts, en multitouch donc. Ca marche. Premier constat : le hardware supporte donc cette fonctionnalité. Second constat : HP n'a jamais jugé bon de m'autoriser à l'utiliser. Il aura fallu une update de mon linux pour me rendre compte des capacités réelles de mon matériel.

Allez, je m'y remets : demain je dois avoir une machine opérationnelle, et il me reste quelques mises à jour à passer !

Notes

[1] L'expérience aura donc quand même duré quelques mois : pas si mal !

mercredi, février 3 2010

2 mois avec Ubuntu.

Je l'avais décidé depuis un certain temps, j'ai laissé de côté Gentoo. J'ai beaucoup critiqué cette distrib ces derniers mois, mais là n'est pas la raison principale de ce changement : non, ce qui explique ce revirement, c'est tout simplement le manque de temps : mes Gentoo vieillissaient, je n'avais plus le temps de les mettre à jour aussi souvent que je l'aurais souhaité. De plus, toujours par manque de temps, je ne "bidouille" presque plus à domicile, je n'avais donc plus vraiment de raison de conserver cette distribution sur ma machine perso.

Tout naturellement, je me suis donc tourné dans un premier temps vers... Debian. D'abord installée en version stable (Lenny), je suis rapidement passé en Testing (Squeeze). En effet, les logiciels présents dans Lenny sont vraiment trop anciens, et sans être un adepte du toujours-la-dernière-version, je n'aime pas travailler avec des outils "qui datent" trop. Le passage à Squeeze m'a rapidement permis de constater que ce n'était guère mieux : certes les logiciels sont (un peu) plus à jour, mais on reste loin de ce à quoi je suis habitué. En 48H de configuration, j'ai installé Debian, migré Debian, configuré Debian, et viré Debian. Autant pour mes serveurs j'en suis très satisfait, autant pour mon Desktop, ça ne va pas du tout !

Je me suis donc résigné à aller grossir les rangs des moutons en téléchargeant Ubuntu. Premier constat : c'est toujours aussi merdique à installer. Tant que la configuration est classique, tout va bien. Sitôt que l'on doit composer avec du LVM ou du RAID (oui, j'aime cumuler les fonctionnalités emmerdements), ça devient pénible. Mais bon, après quelques péripéties, ça finit par emménager, et je retrouve même mes données (mon /home). La version 9.10 (KK, pour Karmic Koala) est sensée être un aboutissement. Plus rapide, mieux conçue, avec un thème enfin attrayant. De mon point de vue c'est lent, il y a eu trop de modifications faites à la va-vite, et au final ça ne ressemble à rien.

D'abord je dois signaler que j'ai eu énormément d'ennuis avec GRUB2. Repasser mon système en GRUB "legagy" ne m'a pas posé de problème majeur, mais je n'ose pas imaginer un néophyte face à un merdier pareil : de quoi le dégoûter de tester Linux jusqu'aux calendes grecques ! Et d'ailleurs, malgré plusieurs tentatives ultérieures, je n'ai pas réussi à obtenir un fonctionnement correct de cet outil, qui reste bien expérimental : c'est sans doute ce qui a poussé les développeurs à l'intégrer dans une distrib de production...

Ensuite il faut savoir qu'Ubuntu a ré-écrit une partie de usplash pour en faire xsplash. L'idée de base était de permettre un passage en mode graphique très tôt dans le chargement du système, pour donner l'impression d'une continuité, et masquer les différentes phases de démarrage. Ne me demandez pas quel intérêt peut avoir le fait de masquer le noyau à l'utilisateur : mis à part l'empêcher de voir passer un éventuel message d'erreur, je n'ai toujours pas trouvé. Toujours est-il que ce nouveau jouet repose sur DBUS, et s'attend à travailler avec des outils qui, eux aussi, parlent DBUS. Un effet de bord amusant de cette "nouvelle technologie", c'est de ralentir le chargement des windows manager "légers", au point de les rendre environ 3 fois plus lents à démarrer que Gnome. Testez vous-même : sur une KK fraîchement installée, chronométrez le temps de chargement d'un bureau Gnome, puis celui de Fluxbox : chez moi il faut 37 sec pour ce dernier (je n'ai que 4 Go de RAM... xD). Car xsplash et xorg attendent, pour passer la main au window manager, que celui-ci leur dise qu'il est prêt. Gnome, compatible DBUS, fait ça très bien. Fluxbox, qui n'a pas de support DBUS, ne dit rien. Et Xorg attend connement un signal qui ne vient pas, jusqu'à ce que je devine être un timeout quelconque... Et alors, enfin, votre lightweight window manager se lance, en 1/4 de seconde, comme d'habitude...

La solution à ce désagrément est simple et basique : supprimer cette horreur qui n'aurait jamais dû voir le jour ;-)

 sudo aptitude purge xsplash

Ensuite, Ubuntu a fortement modifié GDM, en le réduisant à sa plus simple expression : son outil de configuration (gdmsetup, fort bien conçu), a été amputé de 99% de ses fonctionnalités. Il faut désormais attaquer le fichier de conf à la main. On n'arrête pas le progrès... Là, pas (encore) de solution hélas, hormis peut-être se recompiler soi-même son propre GDM.

Néanmoins, une fois ces petits désagréments surmontés (enfin... ceux-là et les autres que je ne mentionne pas, parceque je les ai oublié), on peut enfin commencer à travailler. Et on se retrouve sur un Linux, qui, finalement, me convient relativement bien pour ce que je lui demande désormais. La question est de savoir quelles mauvaises surprises la prochaine release va me réserver. Et surtout : vais-je patienter jusque-là pour tester Fedora ?